jeudi 21 novembre 2024

Contre les restrictions de circulation en ville où en est la FFMC ?

"Territoire de vigilance". Voici le nouveau nom qui caractérise les ZFE (Zones à Faibles Émissions) qui respectent les seuils de pollution (40 μg/m3 de NO2) établis par le gouvernement. Cette classification vise l’ensemble des ZFE en place ou à venir, dont font partie les 11 principales métropoles françaises : Lyon, Grenoble-Alpes Métropole, Grand Paris, Aix-Marseille, Montpellier, Nice, Rouen, Strasbourg, Toulon, Reims et Toulouse. Parmi elles, des villes comme Reims, Nice, Toulouse et Grenoble ont obtenu de bons résultats en termes de réduction d’émissions polluantes. De fait, elles sont désormais qualifiées de "Territoires de Vigilance" et peuvent suspendre les futures étapes de leurs restrictions de circulation.

Les ZFE-m (« m » pour mobilité) sont également classées territoires de vigilance et s’appliqueront aux 43 métropoles de plus de 150 000 habitants dès 2025 (ou 2030 si les préconisations du Sénat sont retenues). Ces villes seront exemptées de restrictions de circulation « dures » si elles ne dépassent pas le seuil de 40 μg/m3 de NO2 durant 3 ans sur les 5 dernières années. En outre, de nombreuses ZFE-m, qu’elles soient actuellement en place ou non, dans des villes comme Nantes, Bordeaux ou encore Clermont-Ferrand ne dépassent pas les 40 μg/m3 de NO2. L’unique obligation pour ces villes sera de restreindre les véhicules Crit’Air 5 ou non-classés (donc pas les motos qui sont classées « au pire » Crit’Air 4).

Pour la FFMC, « Territoire de vigilance » ou non, les motos thermiques restent toujours en ligne de mire des ZFE en vigueur ou à venir selon les métropoles. La FFMC négocie toujours avec le Gouvernement un accompagnement financier pour l’acquisition de véhicules Euro 4 et 5 en remplacement de nos machines plus anciennes. De plus, en s’appuyant sur la dernière étude de l’ADEME concernant la pollution de nos motos nous négocions avec les collectivités locales pour ne pas aller au-delà de ce que la loi prévoit car la moto est une solution face à l’engorgement des villes et non une pollution.